Success Story - Pauline

De retour en Seine-Maritime
pour donner vie à Mijuin

Vous poussez la porte de l’atelier, le lin est partout. Sous les mains, dans les gestes, dans les regards. Pauline vous accueille simplement. En Seine-Maritime, elle a grandi. Et c’est en ici qu’elle a choisi de revenir, à 25 ans, pour créer Mijuin. Une aventure née d’un déclic, entre envie d’entreprendre et attachement profond au territoire.

Revenir là où tout a commencé

Pauline le dit avec simplicité : « J’ai grandi ici ». À une trentaine de kilomètres de Rouen, elle construit ses premiers repères avant de partir.  Études dans le sud, expériences à l’étranger, puis une première vie professionnelle à Paris, dans le numérique.

Mais quelque chose la ramène. L’envie de créer, de faire par elle-même, de donner du sens à son quotidien. Alors à 25 ans, elle fait le choix de revenir en Seine-Maritime. Pas par hasard. Par conviction.

Le déclic au cœur de la filière lin

L’été 2020 marque un tournant. Pauline enfourche son vélo et pédale sur l’itinéraire du Tour de la Seine-Maritime à vélo. Elle découvre autrement ce territoire qu’elle connaît déjà. Et surtout, elle découvre une filière.

« Quand j’ai commencé à me renseigner… je me suis dit que ce n’était pas tant risqué. »
Articles, rencontres, échanges : la relocalisation des filatures attire son attention. Le lin, matière locale par excellence, devient une évidence.

"J’ai grandi en Seine-Maritime… et c’est ici que j’ai voulu entreprendre"

Oser se lancer, ici et maintenant

Elle l’avait toujours en tête : entreprendre un jour. Mais pas si tôt.
« Je pensais faire ça beaucoup plus tard. »

Le contexte change tout. Une opportunité, un filet de sécurité aussi — la possibilité de revenir à son emploi si besoin. Alors Pauline tente. Elle crée Mijuin, un atelier de confection dédié au lin en circuit court.

Autour d’elle, les premiers soutiens sont là. « Ma sœur, rapidement, elle y a cru. »
Ses proches encouragent, rassurent, poussent à continuer.

Une première campagne participative, des vestes de travail… et très vite, une réalité qui dépasse les attentes : l’entreprise est rentable dès la première année.
« Globalement, je me dis que j’ai bien fait. »

" Travailler une matière locale, ça ajoute du sens "

Des journées qui ne se ressemblent jamais

Dans l’atelier, les journées commencent souvent par un tour des espaces. Ici, un prototype prend forme. Là, un patron se dessine. Plus loin, une discussion s’engage sur un nouveau projet.

« Il n’y a pas une journée qui ressemble à la veille. »

Pauline jongle entre production, équipe, développement. Cette diversité, c’est ce qui l’anime. C’est aussi ce qui donne du relief à son projet.

Entre atelier et grands bols d’air

Quand elle quitte l’atelier, Pauline reste en mouvement. Elle aime courir sur les quais de Rouen, au fil de la Seine. Ou en forêt, là où les chemins s’étirent sous les arbres.

« J’aime bien aller courir sur les quais de Rouen, et aussi en forêt. J’aime aussi beaucoup le vélo. »

Ces moments-là comptent autant que le reste. Ils font partie de l’équilibre. Ici, tout est proche. En quelques minutes, Pauline passe de l’atelier à la nature.

" J'aime bien aller courir sur les quais de Rouen, en forêt… ici, tout est proche. "

Success Story avec Pauline de Mijuin

Le lin, une matière qui relie les gens

Dans l’atelier, le lin raconte une histoire collective. De l’agriculteur au client, en passant par les couturières, chacun apporte sa part.

« C’est vraiment une matière de passionnés. »

On le sent dans les gestes précis, dans les échanges, dans l’attention portée à chaque pièce. Travailler une matière locale, ici, donne du sens.
Et peu à peu, le vêtement devient plus qu’un objet. Il devient un lien. Une manière de consommer autrement. Une manière de faire, aussi, profondément ancrée en Seine-Maritime.

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